Justes parmi les nations

Pendant la Seconde guerre mondiale, en Europe, un certain nombre d’hommes et de femmes non-juifs ont aidé des Juifs en leur fournissant secours, nourriture, vêtements, abris, caches, faux-papiers…
En France, c’est notamment à partir des rafles organisées à l’été 1942 dans les deux zones que les gestes de solidarité ou de sauvetage se multiplient.
Les personnes ayant fourni de l’aide aux persécutés l’ont fait individuellement ou au sein de réseaux, et étaient de toutes conditions sociales, d’opinions et de religions différentes.

En 1953, une loi israélienne qui institue le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, crée le titre de « Juste ».
Un alinéa de cette loi prescrit de rendre hommage aux « Justes parmi les Nations qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs en tout désintéressement ».
A ce jour, le Mémorial de Yad Vashem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à plus de 20 000 personnes en Europe.

En France, plus de 3 700 personnes ont été honorées, même si la grande majorité des Justes demeure encore anonyme. Le département du Gard en compte plus de cinquante.
Les Justes sont aujourd’hui honorés en France : une allée des Justes leur est dédiée à Paris au Mémorial de la Shoah et une plaque leur rend hommage au Panthéon.
Le 16 juillet est la « Journée nationale à la mémoire des victimes de crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux Justes de France ».

L’action de ces Justes a contribué à ce que les trois-quarts des 333 000 Juifs vivant en France survivent et échappent à la déportation.