La collaboration, politique exterieure de Vichy

Un choix clair et assumé de Pétain, Laval et Darlan

Le terme était déjà inscrit dans la convention d'armistice.
La rencontre Hitler-Pétain de Montoire, le 30 octobre 1940 symbolise la collaboration, qui est une demande française : Pétain espère que la France sera ainsi mieux traitée, considérée comme partenaire dans la nouvelle Europe allemande. Il espère que la France pourra garder son Empire, la flotte de guerre de Toulon, et que des prisonniers seront relâchés (il y en avait 1,5 million en Allemagne!).
Le problème, c'est que le rapport de forces est calamiteux : les Allemands ne veulent rien donner en échange, à part une souveraineté contrôlée de Vichy sur la zone sud. Hitler accepte pour économiser des forces d'occupation, éviter que l'Empire passe côté anglais, et compte sur Pétain pour arrêter communistes et Juifs et Résistants à partir de 1942.

Aspects de la collaboration :

- Idéologique : propagande commune antisémite (l'exposition "le Juif et la France"), anticommuniste.
- Militaire : recrutement de volontaires pour combattre sous uniforme allemand en URSS (la LVF).
- Policière : recherche et arrestations d'opposants, de résistants, de Juifs à partir de 1942 dans le cadre de la Solution Finale : Vichy n'a pas inventé, mais cogéré la déportation des Juifs, aidant ainsi les Nazis dans leur œuvre de mort. Laval a même proposé de ne pas séparer les familles, en clair, de déporter aussi les enfants. L'espoir était que les Allemands épargneraient les Juifs français, ce qu'ils n'ont pas fait. (Noter que dans la zone alpine occupée par l'Italie de novembre 1942 au 8 septembre 1943, l'occupant italien a protégé les Juifs, y compris contre l'administration française) .
- Economique : recrutement de main d'œuvre (Relève en échange de libération de prisonniers) puis vu l'échec, le Service du travail obligatoire (STO).