Max Amann

Max Amann est né le 24 novembre 1891 à Munich, dans une famille catholique.

Après une scolarité normale, il fait des études de commerce, et trouve un emploi dans un cabinet d’avocats à Munich.

Au début de la Première Guerre mondiale, il rejoint l'armée bavaroise et sert dans l'infanterie.
Il obtient le grade de sergent, et a sous ses ordres le caporal Adolf Hitler.
Amann a été décoré de la Croix de fer (deuxième classe) pour sa bravoure.

Après la guerre, Amann obtient un emploi dans une banque de Munich.

En 1919, il fréquente les réseaux antisémites de Munich, et devient membre de la Société de Thulé.

Il maintient le contact avec Hitler.
Quand Hitler déclare ses intentions politiques, Amann devient l'un de ses premiers disciples.

Le 1er octobre 1921, il s’affilie au NSDAP.

En 1922, il est nommé directeur de la maison d’édition Eher-Verlag, qui entre autres titres publie le périodique du parti, le « Völkischer Beobachter », puis celui de la SS « Das Schwarze Korps » et Mein Kampf.

En novembre 1923, Amann prend part au putsch de la Brasserie dont il est l’un des principaux organisateurs.
Amann est emprisonné avec Adolf Hitler à la prison de Landsberg.
C’est lui qui a persuadé Hitler de nommer son ouvrage Mein Kampf à la place du titre initialement prévu « Quatre ans et demi de lutte contre les mensonges, la stupidité et la couardise », contribuant ainsi, non seulement au succès de l'ouvrage, mais aussi à la gestion de la fortune personnelle de son auteur.

En 1933, il devient président de l’office du Reich pour les médias (Reichspressekammer), qui dépend des services de Joseph Goebbels.

Il côtoie Hitler au Berghof.

Il devient ainsi le plus important patron de presse d’Allemagne.

Le régime nazi lui permet de réaliser d’énormes profits, grâce auxquels il rachète des journaux libéraux ou socio-démocrates à prix cassés.

Il participe ainsi au contrôle de la presse par les nazis et à la fermeture des publications qui ne soutiennent pas totalement le régime.
Alors qu'en 1933, le NSDAP contrôle 120 journaux ou hebdomadaires, il en contrôle directement 2000 en 1939.

Arrêté par les troupes alliées à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Amann est condamné en tant que membre important du parti nazi, déclaré comme organisation criminelle lors de procès de Nuremberg.

Le 8 septembre 1948, il est condamné à dix ans de travaux forcés.

Amann est libéré en 1953.

Le 30 mars 1957, privé de ses biens et de ses droits à la pension, il meurt dans la pauvreté à Munich.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amann et Hitler