Hermann Goering, le dauphin

Hermann Goering est né à Rosenheim en Bavière le 12 janvier 1893

Sous-lieutenant d'infanterie (1914) passé dans l'aviation en 1915, Goering remplace le Baron Von Richthofen, tué au combat, à la tête de sa célèbre escadrille de chasse (1918).

Quittant l'armée, il entre au NSDAP en 1922 et devient un familier d’Hitler.

Chef des SA, Goering participe au putsch manqué de Munich où il est blessé. Il s'exile en Italie et en Suède.
Député nazi (1928), fondé de pouvoirs d’Hitler à Berlin (1930), il devient président du Reichstag en août 1932. Il use alors de son influence sur le président Hindenburg pour que celui-ci nomme Hitler chancelier (janvier 1933).
Cette même année, Göring est ministre du Reich sans portefeuille, ministre-président de Prusse, général de corps d'armée et commissaire à la navigation aérienne (ministre de l'Air).
Il utilise les SA pour briser toute résistance à l'établissement de la dictature : incendie du Reichstag (février 1933), création de la police secrète, la Gestapo (avril 1933), mais doit cependant s'effacer devant Himmler.

Goering se consacre à la reconstitution de la Luftwaffe (l'armée de l'air).

En 1936, il met à disposition de Franco la légion Condor qui avec ses avions s’illustrera tristement, notamment à Guernica.
Hitler le charge de l'exécution du «Plan de quatre ans» (le réarmement de l'Allemagne) et le met à la tête d'importants complexes industriels.

En juillet 1937, il fonde la «Reichswerk Hermann Göring» qui en 1944 avec 32 hauts fourneaux et 228 usines sera la plus grande entreprise de production d’acier en Europe

En 1938, Goering prend une part importante aux intrigues qui vont décapiter la Wehrmacht et mettre en place des fidèles du Führer. Il est nommé Feldmarschall de la Wehrmacht.

Populaire pour sa jovialité, devenu immensément riche, Goering est couvert d'honneurs par Hitler, qui lui donne le plus haut grade de l'armée allemande : Feldmarshall après l'élimination des généraux Blomberg et Fritsch en 1938. Celui-ci lui refuse toutefois le ministère de la Guerre, mais le prend pour successeur et lui confie la direction suprême de l'économie de guerre.

Goering s’emploie à piller les biens juifs et met ceux-ci à l’amende de un milliard de Reichsmarks après la «Nuit de cristal» avant de diriger l’aryanisation des entreprises appartenant aux Juifs.

S'exprimant devant le Reichstag, Hitler, désigne officiellement Hermann Goering comme successeur au cas où il lui arriverait quelque chose. Une grande complicité les unit, Goering lui étant totalement dévoué.

 


 

 

 

 

 

Hitler et Goering - 1938

 

 

 

Pendant la seconde guerre mondiale, Goering se constitue par pillage la plus belle collection d’œuvres d’art qui soit.
Il ordonne la germanisation de l’appareil économique polonais et la réorientation des ouvriers polonais vers l’industrie de guerre.

En juin 1940, il Goering est au sommet de sa puissance.
Son déclin commence à la suite de la défaite de la Luftwaffe dans la bataille d'Angleterre ; il perd peu à peu la confiance du Führer.

En 1941 il est chargé du pillage économique de la Russie, et ordonne la «Solution finale» de la question juive.

Après l’échec de la Luftwaffe devant Stalingrad début 1943, il devient de plus en plus la cible des critiques internes du parti.
Détesté par Himmler, Martin Bormann et Goebbels, il passe alors son temps dans sa fastueuse résidence de Karinhall, menant une existence indolente et s'adonnant aux stupéfiants.
Il prononce en novembre 1943 son dernier discours et se retire de la vie politique officielle.

En avril 1945, constatant qu’Hitler a perdu toute liberté d'action, Göring tente de prendre le pouvoir. Ce dernier répond en demandant son arrestation, lui retire toutes ses fonctions et l’exclut du parti.

Le 8 mai il tombe aux mains des américains et interné le 21 au camp de Mondorf à la frontière luxembourgeoise.
En septembre, après une audition de 4 mois, il est transféré à Nuremberg. Il est mis en accusation devant le tribunal militaire international.
Il est reconnu coupable de tous les chefs d’accusation le 1er octobre 1946 et condamné à la peine de mort par pendaison.
Le 15 octobre, peu avant son exécution, il se suicide par absorption de cyanure.