Heinrich Himmler

Heinrich Luitpold Himmler, né le 7 octobre 1900 à Munich dans une famille catholique très pratiquante, qui ne plaisantait pas avec la morale et les convenances bourgeoises, et dans l’amour et le respect de la patrie allemande.
La Première Guerre mondiale n’interrompt pas ses études. Il doit attendre 1917 avant d’être admis à s’engager et fait ses classes dans le 11e régiment d’infanterie de Bavière ; il suit ensuite un cours d’élève officier à Freising, puis un cours de canonnier à Bayreuth. Deux mois après il est démobilisé avant même son arrivée au front.
Himmler décide alors de se tourner vers l’agronomie. Après avoir travaillé dans une ferme-école aux environs d’Ingolstadt, il s’inscrit à l’université de Munich pour poursuivre ses études d’agronomie et devient ingénieur à vingt et un ans.

Il rencontre le capitaine Röhm qui le convertit à ses vues politiques.

En août 1923, il adhère à la N.S.D.A.P. d’Hitler.
En novembre, il participe au putsch de Munich aux côtés de Röhm, mais il n’est pas poursuivi par la justice.
C’est alors qu’il rencontre Gregor Strasser, qui le prend en qualité de secrétaire du Mouvement national-socialiste pour la liberté, qui remplace la N.S.D.A.P. interdite.



 

 

 

 

 

 

Hitler et Himmler

 

 


En 1925, Himmler travaille pour Gregor Strasser en collaboration avec Joseph Goebbels.
Cette même année, il entre à la SS (sous le numéro matricule 168) que Hitler vient de fonder. Dès ce moment, Himmler va vouer à Hitler une admiration, une soumission et une fidélité qui ne se démentiront que dans les tout derniers jours de la Seconde Guerre mondiale.
Il, est à la fois le confident des projets les plus secrets du Führer et son exécuteur des hautes œuvres, mais il n’appartiendra jamais au cercle de ses amis intimes.

Himmler monte rapidement dans la hiérarchie de la N.S.D.A.P.: Gauleiter en Basse-Bavière (1925), Gauleiter en Bavière et en pays souabe (1926), directeur des services de propagande du Reich (1926).

Le 6 janvier 1929, Hitler lui confie la SS dont il devient Reichsführer. Il va en faire le terrible Ordre noir avec sa police politique (Gestapo), son service de renseignements, son organisation de camps de concentration, son service pour la race et la colonisation, son armée (la Waffen SS) et son parti dans le parti (l’Allgemeine SS, la SS générale), etc.
Il élu au Reichstag (Parlement allemand) l’année suivante.

Attaché à la «pureté raciale», il intervient en 1931 dans les mariages SS.

En 1933 il fonde l’Ahnenerbe (Organisme de recherches sur la «race nordique indo-européenne»), dirigé par le professeur Wurst.

Chef de la police de Munich en mars 1933, il fait construire le camp de Dachau.

Après avoir organisé la rafle des SA en juin 1934, il contrôle la Gestapo (Abréviation de Geheime Staats Polizei, police secrète d’Etat de l’Allemagne nazie créée par Goering le 26 avril 1933 puis dirigée par Himmler à partir de 1934).

Chef suprême de toutes les polices en 1938, il est alors nommé responsable des camps de concentration dans lesquels il crée les divisions spéciales des SS «Tête de mort» dont les membres sont chargés de la garde des camps de concentration.

Organisateur de la «Nuit de Cristal», il propose l’année suivante le port de l’étoile jaune pour les Juifs.

En septembre 1939, il réunit dans un même Office central de la sécurité du Reich (RSHA), la police de sûreté de l’Etat et le SD (Police privée de la SS, devenue le service de renseignements du Reich), organe du parti. Bien que rattaché au ministère de l’Intérieur de Frick, le RSHA agit sous le contrôle direct d’Himmler.

En mars 1940, il décide la construction du camp d’Auschwitz près de Cracovie où il vient assister aux massacres après la conférence de Wannsee avant d’exiger la déportation de 100 000 Juifs de France.

Il devient ministre de l’Intérieur en novembre 1943, et après l’attentat manqué contre Hitler, il reçoit le commandement de toutes les forces armées de l’intérieur. Chargé d’organiser le «Volkssturm» (Armée du peuple, instituée en septembre 1944 par un ordre du Führer sur la mobilisation des hommes de 16 à 60 ans pour former une milice populaire, dirigée par Himmler et Bormann, destinée à «défendre la patrie»), ultime armée du Reich, il demande aux SS de ne laisser aucun survivant dans les camps libérés.

Himmler ne recule devant aucun crime pour réaliser les objectifs que lui fixe son Führer.

Tout au long de l’histoire du IIIe Reich, son nom apparaît souillé de tortures, de sang et de férocité.

Il fait régner la terreur non seulement en Allemagne mais dans toute l’Europe occupée.

Après l’attentat manqué contre Hitler le 20 juillet 1944, il reçoit le commandement de toutes les forces armées de l’intérieur.

Criminel de guerre, il est considéré comme le Jahrhundertmörder («meurtrier du siècle») par certains auteurs allemands.

Himmler porta la responsabilité la plus lourde dans la liquidation de l'opposition en Allemagne nazie et dans le régime de terreur qui régna dans les pays occupés. Les camps de concentration et les camps d'extermination dépendaient directement de son autorité, et il mit en œuvre la solution finale.

Le 23 avril 1945, il rencontre le comte Bernadotte à Lubeck et lui annonce que, Hitler étant sur le point de mourir, il prend le pouvoir et se tient prêt à négocier la capitulation de l’Allemagne. Hitler, l’ayant appris, révoque Himmler qui gagne le Schleswig où il sera arrêté par les Anglais.

Son suicide le 23 mai 1945 lui permet d’échapper au jugement du Tribunal militaire international de Nuremberg.

 

 

 

 

 

 

 

Heinrich Himmler (avec les lunettes) inspectant un camp de concentration en Pologne