La maison d'Obersalzberg


Hitler et le régime nazi seront toujours liés à l’histoire de la ville de Berchtesgaden.
La maison Wachenfeld, dans le massif de l'Obersalzberg, en Bavière, était la résidence privilégiée d'Adolf Hitler.
En 1933 Hitler fait de l’Obersalzberg son pays d’adoption.

De 1936 à 1938, cette maison a été transformée pour devenir une résidence officielle digne d'un chef d'Etat et a été rebaptisée le Berghof.

Les motifs de son déplacement dans la région étaient en fait plutôt ordinaires : étant un homme qui n’aimait pas la ville et l’agitation de la vie urbaine, son domicile sur l’Obersalzberg lui offrait un havre de paix et de tranquillité.

Ce massif devient célèbre, et pour la ville de Berchtesgaden, la venue d’Hitler se marque par une reprise économique inimaginable. En même temps qu’Hitler, arrive la cohue touristique.
l’Obersalzberg devient tout à coup un lieu de pélérinage pour tous les pélerins avides d’Hitler. Ils arrivent de tout l’empire troublant la quiétude du lieu. Les autorités chargées de sa sécurité prirent donc des mesures drastiques en interdisant l'ensemble de la zone aux personnes qui n'étaient pas dûment habilitées.

C'est en 1934 qu'il commença sa réflexion pour modifier sa résidence afin qu'elle fût davantage en adéquation avec l'usage qu'il en faisait et avec les nombreuses visites de personnalités politiques et de chefs d'États. Il chargea l'architecte Alois Degano de s'occuper des travaux qui se firent en plusieurs fois jusqu'à 1936. La nouvelle maison incorporait une partie de l'ancienne, en y ajoutant plus d'espace et de nouvelles ailes pour les invités ainsi qu'un garage et une grande terrasse au-dessus de ce dernier.

Le culte de la personnalité d‘Hitler prend des formes grotesques.
Des trains spéciaux de touristes sont organisés pour Berchtesgaden ; les «pèlerins» patientent des heures entières, dans l'attente de voir Hitler.

De nouveaux mythes naissent : Hitler l'amoureux de la nature, l'ami des enfants, le bon voisin d'à côté, l’homme qui est l’un des nôtres…



 

 

 

 

 

 

 

Le Berghof d’Hitler

 

 

Un certain nombre des dignitaires du parti vinrent également s'installer dans l'Obersalzberg ; ce fut le cas du Maréchal Hermann Göring, chef d'état-major de la Luftwaffe, Martin Bormann, chef de la chancellerie du Parti, et plus tard Albert Speer l'architecte officiel d'Hitler devenu ministre de l'Armement.

Les résidents se virent racheter leur maison ou furent expulsés, et la zone fut interdite au public. Le secteur fut alors transformé en complexe avec des installations militaires de sécurité et d'hébergement du personnel, des hôtels, des bunkers souterrains et des défenses contre les raids aériens.

 

 

 

 

 

 

 

 

Hitler et des enfants à Obersalzberg 13 août 1935



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hitler et un voisin à Obersalzberg




Le 25 avril 1945 les britanniques bombardèrent l'Obersalzberg. Le Berghof fut partiellement détruit lors de ce raid. Le 4 mai suivant, quatre jours après le suicide d'Hitler et face à l'avancée des troupes alliées dans la région, les SS mettent le feu à la villa. Quelques heures plus tard, la 3e division d'infanterie américaine arriva à Berchtesgaden en compagnie d'une unité de la 2e division blindée française.
Les Français y découvriront des kilomètres de bunkers souterrains abritant des objets d'art pillés dans toute l'Europe, mais aussi des milliers de bouteilles de grands crus, et des tonnes de victuailles.

La destruction définitive de l'édifice n'eut lieu qu'en 1952, lorsque le gouvernement fédéral allemand le fit dynamiter afin d'éviter tout pèlerinage de nostalgiques du Troisième Reich.
Le site environnant a été reboisé et abrite aujourd'hui un centre de documentation sur l'histoire du national socialisme, ainsi qu'un golf et un hôtel.