Le modele Benito Mussolini

Le Führer n'a pas caché son admiration pour le régime fasciste mis en place par Benito Mussolini en Italie, à partir de 1922. Toutefois, le nazisme s'est démarqué par la politique d'extermination des opposants et des Juifs notamment. Les deux dictateurs ont conclu une alliance en octobre 1936, l'axe Rome-Berlin.





 

 

 

 

 

 


Lors des élections du 15 mai 1921, en Italie, les fascistes, qui ont rejoint la coalition gouvernementale, obtiennent 35 sièges. Mussolini est élu à Milan et Bologne.

Benito Mussolini s’empare du pouvoir et marche sur Rome en 1922 ; il est à la tête du parti fasciste italien. Il va transformer la démocratie en Etat fasciste.
Pour Hitler, Mussolini est un modèle ; il organise son parti en se servant de l’exemple italien. En 1923, il tente lui aussi de marcher sur la capitale Berlin, pour s’emparer du pouvoir. Mais c’est pour lui un échec. Pour accéder à la fonction de chancelier il devra attendre les élections de 1933.

En 1934, se déroule à Rome la première entrevue entre les deux dictateurs.
La question autrichienne est leur principal sujet de discussion, Mussolini considère l’Autriche, qu’il a tendance à protéger, comme une zone tampon face à l’Allemagne. En outre, Le meurtre du chancelier fédéral Dollfuss le 25 juillet 1934 par des sympathisants nazis est très mal vu par Rome. Mussolini envoie des troupes à la frontière, empêchant ainsi les nazis de prendre le pouvoir, et de réaliser l'Anschluss.
Vêtu d’un bel uniforme, le Duce impose par sa prestance, il apparaît comme l’homme fort au côté d’Hitler, qui lui est vêtu d’un simple costume. Lors des discours officiels, des différentes manifestations et des défilés des jeunesses fascistes, Hitler est relégué au second plan. Mais le Führer observe attentivement et assimile tout ce à quoi il assiste.

En septembre 1937, Mussolini est invité à Berlin. Fort de ce qu’il a appris en Italie, Hitler n’est plus le même. Il porte lui aussi un uniforme, et organise des défilés militaires et de la jeunesse hitlérienne. Mussolini s’émerveille de l’union étroite entre le peuple et l’armée. Le pas de l’oie des soldats allemands le méduse, et il décide de l’appliquer aux armées italiennes. Une place Mussolini est inaugurée à Berlin, et celui-ci commence à apprécier Hitler.

En 1938, Hitler retourne en Italie. Il concède le Tyrol à l’Italie. En échange, Mussolini l’appuie lors de la Conférence de Munich. Poursuivant les objectifs pangermanistes de l'Allemagne et se faisant alors le champion du principe des nationalités, Hitler déclare vouloir « libérer les Allemands des Sudètes » de l'« oppression » tchécoslovaque. Hitler affirme ses revendications en s'appuyant sur l'agitation de l'organisation nazie locale, menée par Konrad Henlein. Le Führer évoque le « droit des nations » pour exiger de Prague l'annexion au Reich de la Région des Sudètes. Il annonce aux Français et aux Britanniques qu'une fois ce dernier problème territorial résolu, l'Allemagne se contentera de ses nouvelles frontières en Europe. En soutenant Hitler, Mussolini espérait éviter les ambitions guerrières de son ami.

Les deux dictateurs s’apprécient de plus en plus. Ils ont conscience d’avoir une destinée hors du commun. Ils ont les mêmes fantasmes de grandeur et de pouvoir, et s’emploient à haïr aux régimes démocratiques. Les deux Etats sont mis au ban de la Société des Nations. Ils se lancent dans des conquêtes territoriales. L’Allemagne annexe l’Autriche, tandis que l’Italie conquiert l’Ethiopie.
En 1939, les deux hommes signent une alliance militaire.

Hitler ne dévoilera jamais ses projets à son ami, le mettant ainsi devant le fait accompli.
Lorsque Mussolini apprend l’invasion de la France, il se hâte d’envoyer des troupes. Les Allemands utilisent des moyens militaires modernes et rapides, et s’enfoncent rapidement dans le territoire français. Les Italiens en sont encore à se déplacer avec des mules, peinent à combattre les régiments de chasseurs alpins.
Mussolini réclame la Corse, ainsi qu’une partie des Alpes et de la côte Méditerranéenne. Il aimerait se glorifier de grandes victoires à l’instar d’Hitler.
Mussolini envahit l’Albanie, puis attaque la Grèce. Ses troupes subissent des échecs. Hitler doit envoyer des renforts, pour aider son ami, ce qui va retarder le déclenchement de l’opération Barbarossa.
L’Italie fournit son aide modeste à l’Allemagne lorsque celle-ci envahit l’Union Soviétique.

Plus rien ne semble résister aux deux dictateurs jusqu’en 1942.
Avec l’entrée des Etats-Unis dans la guerre, la situation militaire devient complexe.

En 1943, Mussolini apprend le projet de débarquement en Sicile. Il souhaite faire la paix avec Staline, afin de n’avoir plus qu’un seul front à défendre. Hitler refuse et lui promet d’apporter une aide militaire, si son pays est attaqué. Mussolini ne peut que céder.

En 1944 Mussolini est démis de ses fonctions par le Grand Conseil fasciste et emprisonné sur l’île de Ponza. Hitler est furieux, et se met à suspecter des trahisons dans son propre entourage. Il décide d’envahir l’Italie, mais les Alliés le devancent.
Le 12 septembre 1944, des commandos allemands libèrent Mussolini, qui a été transféré dans les Alpes.
Hitler souhaite remettre son ami au pouvoir. Mussolini installe son gouvernement à Salo. Il veut se venger de Rome et créer une immense armée italienne. Hitler va incorporer des milliers d’italiens dans la Wehrmacht.

Le 20 juillet 1944 a lieu la dernière entrevue entre les deux hommes.
A partir de novembre, Hitler s’enferme dans son bunker à Berlin.
Le 28 avril 1945, Mussolini déguisé en soldat allemand, tente de fuir devant les partisans. Il est abattu par un tir de mitraillette. Son corps est amené à Milan et exhibé sur la place publique. Deux jours plus tard, Hitler se suicide.