Vers la defaite

Vers la défaite
Après le débarquement des Alliés en Italie en juillet 1943 et le renversement de son ami Mussolini, Hitler est isolé. Les troupes allemandes combattent les Alliés en Italie mais dans la nuit du 30 au 31 mars 1944, le bombardement de la ville allemande de Nuremberg par l'aviation américaine signe l'issue prochaine du conflit.

En août 1944, les troupes américaines débarquent en France. Les allemands sont repoussés. Des grandes villes comme Toulouse sont libérées. En Normandie, Hitler a également subi une défaite sévère.

En septembre 1944, Bruxelles et Liège sont également libérées. Hitler compte alors sur des armes nouvelles, notamment les avions à réactions et les bombardiers V1 et V2 pour remporter la guerre.

Début 1945, en Allemagne, les régions se vident et certaines populations se meurent. Hitler mobilise alors ses dernières ressources.

Les chars russes commencent leur percée sur Berlin. La ville devient alors un champ de ruines. Durant ce temps, en Italie, Mussolini et sa maîtresse sont arrêtés et pendus. Hitler apprend la fin de son plus ancien allié.


Du mois d’août 1944 au mois d’octobre de la même année Hitler tente de reculer l’issue d’une guerre déjà perdue en vue d’un ultime combat.
La situation militaire de l’Allemagne en août 1944 est analogue à celle de fin septembre 1918 ; l’issue d’une défaite est inévitable mais l’ennemi n’est pas encore sur le sol allemand. Outre certaines voix discordante au sommet de l’appareil d’état, Hitler à désormais conscience que la plupart des allemands souhaite la fin de la guerre.
Ainsi, le 8 août un rapport du SD témoigne que désormais, pour l’écrasante majorité des allemands, la question n’est plus de savoir si l’Allemagne allait gagner la guerre mais uniquement de savoir s’ils seraient occupés par les anglo-américains ou les soviétiques.

A l’automne 1944, lorsque Cologne est détruite par les bombardements, un mouvement de résistance d’opposition voit le jour. Il est constitué de déserteurs, de travailleurs étrangers, de bandes de jeunes, de militants communistes clandestins.

Le 18 octobre 1944, Heinrich Himmler lança le Volksstrum, des milices populaires : Tous les hommes de seize à soixante ans sont réquisitionnés. Celui-ci devient rapidement impopulaire et perçu comme étant absurde face à la situation militaire catastrophique.

A partir du mois de novembre 1944, Hitler envisage une dernière offensive à l’ouest.
Le 16 décembre 1944, il lance une dernière offensive militaire allemande dans les Ardennes.

Chez les soldats qui se battent le moral est au plus bas malgré la répression au sein de la Wehrmacht, et au sein des populations civiles. Des châtiments expéditifs sont organisés ainsi que des exécutions publiques.
L’ultime attaque des Ardennes est un échec, les Alliés ne cessent de progresser tant du côté occidental qu’oriental. Les allemands sont désormais encerclés.

Malgré les conseils de certains de ses généraux, Hitler exclut toute négociation avec les Alliés s’il n’est pas dans une position de force.

Face à l’arrivée de l’armée Rouge les population allemande fuient vers l’Allemagne et vers Berlin.
La majorité des allemands ne cherchent plus qu’à survivre, et préfèrent se rendre aux Alliés du coté occidental.
La Wehrmacht recule face à l’avancée des Alliés. Hitler limoge ses généraux les uns après les autres, les traitants d’incapables, et les accusant de ne pas suivre les ordres donnés. Mais face à la situation catastrophique il est toujours obligé de remplacer voir de rappeler les généraux démis.

Lorsque les anglo-américains parviennent sur le sol allemand ils sont étonnés de découvrir une population totalement désillusionnée par Hitler. Ils s’attendaient à trouver une horde de fanatique nazie. Ils découvrent une population qui n’aspire qu’à la paix et à retrouver un rythme de vie normal, loin de la guerre et du régime nazi qui l’a mené à tant de ruine.
Une telle attitude des populations est insupportable pour Hitler. Ainsi, l’ordre du 18 mars, qualifié d’ordre de « Néron », oblige les zones envahies à l’ouest à être vidée de leur population. Les populations sont donc condamnées à errer sans but à travers une Allemagne en plein chaos. Hitler ordonne la destruction de toutes les installations rudimentaires nécessaires à la survie de la population ; les voies de communication, les transports…

Le suicide d’Hitler est une délivrance pour le pays.
Il laisse l’Allemagne en ruine. Plusieurs millions d’allemands civils et militaires ont été tués. Des villes ont été totalement détruites.

La capitulation sans condition ayant été signée les 7, 8 et 9 mai 1945 au quartier général de l’armée américaine de Reims, puis au quartier général soviétique à Berlin, l’Allemagne n’est plus peuplée que par une population désabusée qui observe au début de ce mois de mai 1945 les débuts de l’occupation de leur pays.