L'invasion allemande de l'Union Sovietique


En octobre 1940, Hitler se résigne et renonce à envahir la Grande-Bretagne qui résiste mieux que prévu. Le 22 juin 1941, le Führer lance l'offensive contre les Soviétiques. Dès lors, les objectifs ainsi que les délais impartis pour les batailles apparaissent comme démesurés. Croyant une issue rapide sur le front de l'Est, il empêche ses troupes d'emporter du matériel pour passer l'hiver.

L'opération, dont le nom de code était Opération Barbarossa, commença le 22 juin 1941.
Ce fut la plus grande opération militaire allemande de la Seconde Guerre mondiale.

Hitler avait toujours considéré le pacte de non-agression germano-soviétique comme une manœuvre tactique et temporaire. Le 18 décembre 1940, il signe la Directive 21, le premier ordre opérationnel en vue de lancer l'invasion de l'Union Soviétique (opération Barbarossa).
Les autorités militaires et de police allemandes prévirent dès le départ de mener une guerre d'annihilation contre l'Etat communiste ainsi que contre les communistes juifs d'Union Soviétique, dont ils considéraient qu'ils constituaient la « base raciale » de l'Etat soviétique.

L'armée allemande lança l'invasion de l'Union Soviétique le 22 juin 1941, moins de deux ans après la signature du Pacte germano-soviétique.
Trois groupes d'armées, comptant plus de trois millions de soldats, appuyés par un demi-million de soldats des alliés de l'Allemagne (Finlande, Roumanie, Hongrie, Italie, Slovaquie et Croatie), attaquèrent l'Union Soviétique sur un large front s'étendant de la Mer Baltique au nord jusqu'à la Mer Noire au sud.

Pendant des mois, la direction soviétique avait refusé de tenir compte des avertissements donnés par les puissances occidentales sur la montée en puissance de l'armée allemande. Ainsi, l'Allemagne put bénéficier d'une surprise tactique presque totale, et l'armée soviétique fut dans un premier temps débordée. Des millions de soldats soviétiques furent encerclés, privés d'approvisionnement et de renfort, et furent contraints de se rendre.

Au fur et à mesure que l'armée allemande s'enfonçait en territoire soviétique, les Einsatzgruppen (unités mobiles d'extermination) suivaient les troupes et mettaient en œuvre des opérations d'extermination de masse.

Au début du mois de septembre 1941, les Allemands atteignirent les portes de Leningrad, au nord. Ils avaient pris Smolensk, au centre de la Russie, et Dniepropetrovsk au sud. Des unités allemandes parvinrent jusqu'aux environs de Moscou au début du mois de décembre 1941.
Après des mois de campagne militaire, l'armée allemande était toutefois épuisée. Ayant prévu un effondrement rapide de l'Union Soviétique, ses stratèges avaient négligé d'équiper les troupes pour le combat en hiver. De plus, l'avancée rapide avait étiré au maximum les lignes d'approvisionnement, qui étaient vulnérables en raison des distances (Moscou est situé à environ 1 600 kilomètres de Berlin).

Pour préparer l’implantation des Allemands sur les territoires de l’Est, les Einsatzgruppen font régner la terreur et la destruction.
Ce sont de petites unités de la police et de la SS. Elles ont pour ordre d’exterminer tous les individus jugés indésirables.
Les victimes sont abattues à la mitraillette ou d’une balle dans la tête. Les cadavres sont empilés dans des fossés.
A Babi Yar, près de Kiev, 33771 Ukrainiens juifs sont massacrés dans un ravin en deux jours.
On estime qu’entre juin 1941 et janvier 1942, les Einsatzgruppen ont tué environ 750 000 personnes.

En décembre 1941, l'Union Soviétique lança une contre-offensive majeure dans la zone centrale du front, provoquant la retraite dans le désordre des troupes allemandes qui se trouvaient dans la région de Moscou.
Les Soviétiques avaient eu le temps d’organiser la défense de Moscou, Ayant atteint les faubourgs de la ville, les Allemands sont rejetés parfois à 200 kilomètres de leurs pointes les plus avancées. Vaincus, les Allemands doivent reculer et se retrancher, la guerre éclair a échoué, et s’enlise dans une guerre d’usure. De fait Hitler a déjà perdu près d’un million et demi d’hommes, tant tués que blessés, et l’essentiel de son matériel, notamment motorisé, certaines divisions sont réduites à l’effectif d’un bataillon, l’hiver très froid vient aggraver la situation des envahisseurs.

A l'été 1942, la Wehrmacht reprenait l'offensive avec une attaque massive dans le sud et le sud-est en direction de la ville de Stalingrad, sur la Volga, et en direction des champs pétroliers du Caucase.

Lorsque les Allemands atteignirent Stalingrad en septembre 1942, la domination du Troisième Reich sur l'Europe avait atteint son extension géographique maximale.

Fin novembre 1942, 270 000 soldats allemands sont encerclés à Kalatch avec pour ordre de ne pas se rendre.
Mais, faute de ravitaillement, les soldats manquent de nourriture et de munitions. Le froid est intense.
Sur les 270 000 hommes, 34 000 ont été blessés, 7 000 se sont enfuis, et 90 000 sont morts.
A l’issue de la guerre, seulement 6 000 hommes reviendront de captivité.

Après la bataille de Moscou le 22 janvier 1942, gagnée par Joukov, c’est le début de la fin pour le Troisième Reich.

L’Opération Barbarossa se solde par un échec monumental qui a fait subir de lourdes pertes aux soldats allemands mais surtout aux soldats russes. Suite à l’échec de la bataille de Moscou, les russes font reculer la Wehrmacht de plus en plus. La conséquence directe de cet échec est la prise de Berlin en 1945.