Après s'être emparé des pays scandinaves début 1940, Hitler lance l'offensive contre la France le 10 mai 1940. L'aviation allemande bombarde Dunkerque et l'infanterie progresse dans la bataille de la Somme.

Paris tombe le 14 juin 1940.

Hitler visite la capitale française le 18 juin.






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré l'appel du général de Gaulle le 18 juin et l'entrée en résistance de militaires qui refusent de se soumettre à l'envahisseur, la France s'incline. Hitler obtient qu'elle signe l'armistice, le 22 juin 1940, à Compiègne, dans le wagon où les Allemands avaient signé leur reddition en 1918.

Le 24 octobre 1940, Philippe Pétain, chef de l'État français, rencontre Adolph Hitler dans la petite gare de Montoire-sur-le-Loir.
Cette rencontre avait été longuement préparée par la rencontre du ministre des Affaires étrangères français, Pierre Laval, avec l'ambassadeur d'Allemagne, Otto Abetz, puis avec Hitler et Ribbentrop, deux jours auparavant au même endroit : elle devait poser les bases d'un dialogue entre la puissance occupante et le gouvernement.
La veille du 23 octobre, à Hendaye près de la frontière hispano-française, Hitler avait eu une entrevue avec le général Franco dans le but d'entrainer l'Espagne dans la guerre.

Les débats se déroulèrent dans le wagon personnel du Führer, après qu'une poignée de main fut échangée sur le quai de la gare entre lui et Pétain. Aucun compte rendu officiel de ces débats ne fut publié, mais on sait que seul le principe de la collaboration fut établi sans qu'aucun engagement ne soit pris d'aucune part.
Il est d'ailleurs important de souligner que cette entrevue intervint en même temps que les débats de la commission d'armistice entre la France et l'Allemagne, tout en étant totalement distincte.

Cette entrevue fit les gros titres de la presse française et fut le sujet d'un discours radiodiffusé du chef de l'État français le 30 octobre 1940, où Pétain s'efforça de montrer qu'une nouvelle ère s'ouvrait pour la France : de nation vaincue, elle devait selon lui accéder à un statut respectable en devenant le partenaire du vainqueur, dans le cadre du nouvel ordre européen dicté par l'Allemagne nazie.
Par ce discours radiodiffusé, Pétain engage personnellement et officiellement le régime de Vichy dans la collaboration.

Montoire a par la suite pris une dimension symbolique comparable à l'Appel du 18 Juin du général de Gaulle. Dans la mémoire collective française, la photographie de De Gaulle lisant son injonction à poursuivre le combat au micro de la BBC s'oppose à celle de la poignée de main entre Pétain et Hitler. Ces deux documents ont atteint le statut de symboles en fixant des moments-clés de l'Occupation, soulignant la dimension fondatrice des événements en cause : respectivement, la poursuite de la lutte aux côtés de la Grande-Bretagne et l'organisation de la collaboration avec l'Allemagne.