Maurice de La PINTIERE

Maurice de la Pintière est né le 6 juillet 1920, en Vendée, à Vouvant.
En 1940 Il est admis à l'École nationale des beaux-arts de Paris.
Pendant la guerre, il réalisera une série de dessins et de caricatures «corrosives» sur les occupants allemands.
En 1943 il entre en Résistance au sein d’un groupe de l’école des beaux-arts. Il tente de rejoindre les Forces françaises Libres, afin de combattre le Nazisme en passant par l’Espagne.
Muni de faux papiers, il est arrêté le 23 Juin 1943 à Barcus (Pyrénées Atlantiques) par des Français en uniformes allemands, de la Légion des Volontaires Français, commandés par un Allemand.
Torturé par la Gestapo, il est emprisonné à Oloron-Sainte-Marie, puis au fort du Hâ à Bordeaux. Il est ensuite transféré puis interné à Compiègne.
Le 28 octobre 1943, il est déporté au camp de Buchenwald avec le matricule 31115, où il restera jusqu’au 21 novembre avant d’être transféré à Dora. C'est pour lui un enfer, car il est employé dans des kommandos sur des chantiers. A la demande d'un kapo il décore une baraque du camp avec des peintures. Il réalise aussi différents croquis ou peintures. Grâce à ses œuvres, il parviendra à se faire connaître, et ainsi, à améliorer son sort, pour survivre (à cette époque, les artistes, peintres ou scientifiques, étaient mis à part, préservés de la famine et des chambres à gaz).
Il est ensuite transféré au camp de Bergen-Belsen qui sera libéré le 15 avril 1945.
Maurice de la Pintière quitte Bergen-Belsen le 25 avril, mais il est malade, atteint de tuberculose.
Pendant toute sa période de soins, et le temps de sa réadaptation à la vie normale, il se met à peindre, et à dessiner les souvenirs de sa déportation.
En 1946, il entame une vie professionnelle comme dessinateur de journaux pour enfants (La Semaine de Suzette , Cœurs Vaillants, Lisette, Bernadette, Pierrot, Hurrah, l'Intrépide, Fripounet) et illustrateur (Croc-Blanc en1957).
Après son mariage avec Christiane Bertaud du Chazaud en 1950 dont il aura deux garçons il se voit contraint de changer d'activité à cause de sa maladie.
Il réalisera par la suite des panneaux décoratifs puis des cartons de tapisserie sur des thèmes symboliques puis évangéliques. Quinze de ses tapisseries sont sur le thème de l’Apocalypse.
Il obtient le « Prix Milcendeau », du nom d'un artiste peintre originaire également de Vendée.
Maurice de la Pintière s'est éteint à l'âge de 86 ans, le 15 Novembre 2006, en nous laissant au travers de ses dessins un bouleversant témoignage de son vécu de déporté, et d’un homme imbu de Paix et de Liberté.

Nous remercions son fils Bruno de la Pintière, pour son aimable autorisation afin que nous puissions diffuser quelques dessins de son père, auxquels vous pouvez accéder ci-dessous.

Dora, la mangeuse d’hommes. (fichier PdF)

Calendrier satirique. (fichier PdF)